[ How lucky I am to have something that makes saying goodbye so hard. ]

[ How lucky I am to have something that makes saying goodbye so hard. ]
JE PENSAiS POUVOiR ECRiRE SANS RiSQUE MAiNTENANT.

Je pensais que plus rien que je puisse dire ici ou ailleurs ne puisse plus aggraver les choses. J'avais tort. Et si ce n'était pas encore le cas, ce le serai bientot. Alors, pour ne pas refaire les même erreurs que j'ai déjà fait dans le passé, je vais, pour une fois dans ma vie, écouter ce qu'on me dit et essayer de limiter les dégats. Je sais que tu ne m'as pas dit de l'arrêter, de simplement faire attention. Mais je sais que je n'en serai pas capable. La derniere fois que j'ai essayé de faire attention, je n'ai pas réussi à tenir et tout s'est finalement écroulé. Et puis de toute facon, faire attention ne servirai plus à rien. Ce blog avait pour moi deux raisons d'être, deux fonctions. La première, l'essentielle, était de pouvoir hurler mon dégout du monde quand je le voulais, chose que je n'ai jamais été capable de faire à l'oral. Cette fonction, ce blog ne peut plus la remplir, sous peine de provoquer des catastrophes. Et je ne saurais pas selectionner les informations que je peux et ne pas mettre, ce serai un effort trop important que je ne veux pas avoir à faire ici. La deuxieme fonction était de pouvoir, une fois de temps en temps, hurler ma joie, mon bonheur, d'avoir pu partager du temps avec ceux que j'aime, à travers des photos. Maintenant que Facebook est si populaire, c'est à lui de faire ca. De toute facon, Facebook est bien plus souvent visité et commenté que
ce blog ne l'était.

Je voulais que je le dernier et le seul article ici soit beau. Le plus beau que j'ai jamais écrit. Visiblement, ca ne sera pas pour cette fois. Ne vous inquietez pas, comme d'habitude, j'ai tout gardé. Je n'ai pas tout balancé, j'ai gardé ces articles dont j'étais si fière, de par leur beauté, de fond ou de forme. Et je ne sais pas, peut-être arriverai t-il un jour où j'en aurais de nouveau marre de me taire et où je deciderai que l'on n'a pas le droit de m'empêcher de m'exprimer. Un jour où je deciderai que je ne peux pas vivre sans et que je me fiche des conséquences. Mais pour le moment, ce n'est pas le cas. Et je vous avoue que ce n'est pas ma soeur qui est entièrement responsable de la disparition de ce blog que je chérissais tant. Depuis quelques temps, je commencais à en avoir marre d'être critiquée, moquée, tournée en dérision, sans jamais (ou presque) avoir de commentaires constructifs, sans jamais (ou presque) avoir quelqu'un qui me dirait qu'il me comprenait, qu'il me soutenait. Mais ca ne posait pas de problème parce que l'aide que cet endroit m'apportait, dépassait tout ca. A croire que ce n'est plus le cas. Et je sais que je devrais "parler". Le probleme est que, je ne peux pas. D'abord, parce que je n'y arrive pas. Mais quand bien même. Quand je parle à ma soeur, je la fait pleurer, quand je parle à ma mère, je la met en colère et j'envenime les choses. Quand je parle aux autres, ca ne m'apporte jamais la paix, la serenité que Andsometimes pouvait
m'apporter. Mais peu importe, je vais essayer de survivre,



ET RETROUNER AU SiLENCE.


[Merci quand même, à ceux qui ont été du voyage. ]

[Je le réouvrirai peut-être dans un moment, peut-être pas. Le temps nous le dira. ]

[Ce n'est vraiment pas comme ca que j'aurais voulu finir cet endroit. J'aurais imaginé un départ plus inoubliable, plus spectaculaire. Tant pis. ]


# Posté le vendredi 06 mars 2009 12:42

Modifié le vendredi 06 mars 2009 13:09